Marques
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Carruades de Lafite est le second vin du Château Lafite Rothschild, premier grand cru classé de Pauillac en 1855, sur la rive gauche de Bordeaux. Son nom provient du « plateau des Carruades », un ensemble de parcelles situées à l'ouest du château, sur des sols de graves fines et de sable reposant sur un sous-sol calcaire, acquises par la famille dès 1845. Commercialisé séparément dès le XXe siècle sous le nom de « Moulin des Carruades », le vin prend son appellation actuelle, Carruades de Lafite, à partir des années 1980.
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La maison Drappier est une propriété familiale fondée en 1808 à Urville, dans la Côte des Bar en Champagne, par François Drappier. Elle s'installe dès 1958 dans des caves construites en 1152 par les moines de Clairvaux sous l'impulsion de saint Bernard, qui avait planté à Urville l'ancêtre du Pinot Noir dès le XIIe siècle. En 1930, Georges Collot, grand-père maternel de l'actuel dirigeant Michel Drappier, relance la plantation de Pinot Noir dans le village, alors moqué sous le surnom de « Père Pinot » — une intuition qui fera aujourd'hui du cépage 70 à 75 % de l'encépagement du domaine et de tout le village d'Urville.
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Le Champagne Jacques Selosse est fondé en 1949 à Avize, au cœur de la Côte des Blancs, par Jacques Selosse, qui n'est pourtant pas issu d'une famille de vignerons. Après avoir d'abord vendu ses raisins au négoce, il commercialise son premier champagne sous son propre nom à la fin des années 1950. C'est en 1974, puis véritablement à partir de 1980, que son fils Anselme Selosse reprend le domaine et le transforme en profondeur : influencé par un passage en Bourgogne auprès de domaines comme Coche-Dury, Leflaive ou Comte Lafon, il applique en Champagne une approche jusque-là inédite, fondée sur le terroir, les faibles rendements et une vinification en barriques bourguignonnes.
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Le Champagne Lucien Leblond est le fruit d'une exploitation familiale installée à Chavot-Courcourt, dans le département de la Marne, au cœur de la Champagne. L'histoire de la propriété remonte à 1894, lorsque Adolphe Guillaume, arrière-arrière-grand-père de l'actuel vigneron Rémi Leblond, fait l'acquisition des locaux toujours utilisés aujourd'hui par la famille. Depuis, cinq générations de vignerons se sont succédé sur ce même domaine d'environ 9 hectares, perpétuant le travail engagé par Lucien Leblond, dont la maison porte le nom.
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La maison Agrapart prend racine à Avize, au cœur de la Côte des Blancs, en 1894, sous l'impulsion d'Arthur Agrapart. Son petit-fils Pierre Agrapart donne un tournant qualitatif majeur au domaine dans les années 1950-1960, avant que Pascal Agrapart, quatrième génération, ne reprenne les rênes de l'exploitation familiale en 1984-1985. Depuis 2018, son fils Ambroise Agrapart, cinquième génération, participe activement à la conduite du domaine, qui s'est progressivement recentré sur le nom Pascal Agrapart pour ses cuvées parcellaires les plus emblématiques.
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Le Château Figeac est un domaine viticole de Saint-Émilion dont l'histoire remonte à l'époque gallo-romaine : des vestiges de canalisations attestent la présence d'une villa dès le IIe siècle, appartenant à la famille « Figeacus » qui a donné son nom au domaine. Vendu par la famille de Lescours à la famille de Cazes au XVe siècle, le château appartient depuis 1892 à la famille Manoncourt, dont Thierry Manoncourt, agronome et l'un des fondateurs de l'Union des Grands Crus de Bordeaux, a durablement marqué l'identité du domaine.
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Le Château Grand Pey Lescours est un domaine familial de l'appellation Saint-Émilion Grand Cru, repris en 1924 par la famille Escure, qui perpétue depuis trois générations l'élégance bordelaise héritée de la Baronne Arthur de Brezets, propriétaire historique des lieux. Le vignoble, d'une superficie d'environ 26 hectares, est implanté sur les graves sablonneuses de Saint-Sulpice, au sud-ouest de l'appellation Saint-Émilion, un terroir qui confère aux vins finesse et élégance. La famille Escure exploite également, sur les sols argilo-calcaires de Saint-Laurent-des-Combes, un second cru de 3,5 hectares, le Château Bellisle Mondotte.
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Le Château Pontet-Canet est un domaine viticole de Pauillac fondé au début du XVIIIe siècle par Jean-François de Pontet, alors gouverneur du Médoc, qui acquiert des terres dès 1705 puis le lieu-dit Canet en 1757 — donnant naissance au nom du château. Classé Cinquième Grand Cru Classé lors du classement de 1855, le domaine appartient depuis 1975 à la famille Tesseron, célèbre négociante en Cognac. Alfred Tesseron en prend la direction en 1994 et engage, dès 2004, une conversion à la biodynamie, d'abord sur 14 hectares avant de s'étendre à l'ensemble des 81 hectares du vignoble dès 2005 — une première pour un grand cru classé du Médoc.
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Le Château Rayas est un domaine familial de Châteauneuf-du-Pape fondé en 1880, lorsque Albert Reynaud, notaire à la retraite dans les environs d'Avignon, acquiert une dizaine d'hectares sur le lieu-dit Rayas. Son fils Louis Reynaud reprend le domaine en 1920, réalise la première mise en bouteille et agrandit la propriété, avant d'acquérir également le Domaine des Tours en 1935 et le Château de Fonsalette en 1945. Jacques Reynaud, fils cadet de Louis, prend la direction du domaine en 1978 et élève Rayas au rang de légende. À sa mort en 1997, son neveu Emmanuel Reynaud, déjà à la tête du Domaine des Tours, reprend l'ensemble des propriétés familiales.
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Le Clos des Papes est un domaine familial de Châteauneuf-du-Pape, où la famille Avril réside depuis le XVIIe siècle. C'est en 1896 que Paul-Eugène Avril commercialise pour la première fois un vin sous le nom de Clos des Papes, marque qu'il dépose en 1902. La famille contribue activement à la création de l'appellation Châteauneuf-du-Pape, la première AOC de France, en 1936. Après plusieurs générations, dont Régis puis Paul Avril qui servaient déjà leurs vins à l'Élysée sous les présidences de Gaulle et Pompidou, le domaine est aujourd'hui dirigé par Paul-Vincent Avril, formé en Bourgogne, qui a repris la propriété en 1988.
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Le Clos Rougeard est un domaine viticole fondé en 1664 à Chacé, près de Saumur, dans la vallée de la Loire. Huit générations de vignerons se sont succédé à sa tête au sein de la famille Foucault, dont le grand-père avait déjà déposé le nom Clos Rougeard et mettait en bouteille sa propre production plus d'un siècle avant que cette pratique ne devienne courante dans la région. C'est à partir de 1969, lorsque les frères Charly (Jean-Louis) et Nady (Bernard) Foucault reprennent le domaine, que le Clos Rougeard acquiert une renommée internationale, en adoptant dès les années 1970 une viticulture sans aucun désherbant, pesticide ou produit chimique de synthèse, à contre-courant des pratiques agrochimiques alors dominantes.
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Le Domaine Anne Boisson est une jeune propriété familiale de Meursault, en Côte de Beaune. Issue de la famille Boisson-Vadot, Anne Boisson rejoint le domaine familial en 2004, aux côtés de son frère Pierre Boisson, avant que leurs parents ne leur cèdent progressivement les rênes à partir de 2017, chacun élaborant désormais ses vins sous sa propre étiquette. Anne Boisson dirige la plus petite des entités familiales, avec environ 1,5 hectare de vignes réparties sur les villages de Meursault et d'Auxey-Duresses, complétées par quelques rangs de Bourgogne Aligoté et de Pinot Noir.
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Le Domaine Arlaud est une propriété viticole familiale installée à Morey-Saint-Denis, au cœur de la Côte de Nuits, en Bourgogne. L'histoire du domaine débute en 1942, lorsque Joseph Arlaud et Renée Amiot posent les premières pierres de ce qui deviendra l'un des noms les plus respectés de l'appellation. Aujourd'hui dirigé par Cyprien Arlaud, aux côtés de son frère Romain, le Domaine Arlaud cultive 17 hectares de vignes répartis sur 19 appellations de la Côte de Nuits, dont quatre grands crus prestigieux : Clos de la Roche, Clos Saint-Denis, Charmes-Chambertin et Bonnes-Mares.
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Le Domaine Armand Rousseau est l'un des noms les plus prestigieux de la Bourgogne, fondé au début du XXe siècle par Armand Rousseau, né en 1884 dans une famille de vignerons, tonneliers et négociants de Gevrey-Chambertin. Son mariage en 1909 lui permet d'acquérir la maison et les premières parcelles qui constituent aujourd'hui encore le cœur du domaine, dans la plus ancienne partie du village, au pied de l'église du XIIIe siècle. Armand Rousseau acquiert ensuite des parcelles de plus en plus prestigieuses — Charmes-Chambertin en 1919, Clos de la Roche et Chambertin en 1920-1921 — et fait partie des tout premiers vignerons bourguignons à mettre lui-même ses vins en bouteille, sur les conseils de Raymond Baudoin, fondateur de la Revue du Vin de France.
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Le Domaine Arretxea, dont le nom signifie « la maison de pierre » en basque, est une propriété familiale unique en son genre, fondée en 1989 lorsque Michel et Thérèse Riouspeyrous, alors enseignants, décident de reprendre les vignes presque à l'abandon du grand-père de Michel, sur la commune d'Irouléguy, en Basse-Navarre. Ils redonnent ainsi vie à un vignoble planté dès le XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Roncevaux, pour approvisionner en vin les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les premières bouteilles du domaine sortent en 1993, dix ans après leur retour d'un séjour en Afrique.
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Le Domaine du Bel Air est une propriété familiale située à Benais, au cœur de l'appellation Bourgueil, dans la vallée de la Loire. L'histoire du domaine débute en 1880, lorsque l'arrière-grand-père de l'actuel vigneron, jusque-là ouvrier potier, décide de se consacrer à la terre et acquiert ses premières parcelles dans la partie basse du village. Pierre Gauthier succède à son père en 1979 et signe son premier millésime en 1995. Sous l'impulsion de rencontres décisives avec le vigneron Denis Duveau et le professionnel Philippe Noyé, il engage à partir de cette même année la conversion complète du domaine à l'agriculture biologique, obtenant la certification Ecocert dès 2000.
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Le Domaine Espila est une propriété familiale confidentielle du village d'Ascarat, en appellation Irouléguy, au cœur du Pays Basque français. Le domaine tient son nom de la maison familiale, Espila, qui donne également son identité à la cuvée emblématique du domaine, « Espilako Xuria » (littéralement « le blanc d'Espila » en basque). Dirigé par Paul Carricaburu, le domaine s'étend sur environ 1,5 hectare, réparti en quatre parcelles aux terroirs contrastés : une parcelle argilo-calcaire, deux parcelles sur grès situées à l'arrière de la bâtisse familiale, et une parcelle de Gros Manseng plantée sur ophite, une roche volcanique rare caractéristique de certains coteaux basques.
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Le Domaine Fourrier est une propriété familiale de Gevrey-Chambertin dont l'histoire remonte aux années 1930, lorsque Fernand Pernot commence à acquérir de belles parcelles de la Côte de Nuits. Sans descendance directe, il transmet le domaine, alors connu sous le nom de Pernot-Fourrier, à son neveu Jean-Claude Fourrier, qui en prend pleinement la direction en 1969. C'est en 1994 que Jean-Marie Fourrier, fils de Jean-Claude, reprend le domaine familial à seulement 23 ans, fort d'une expérience déterminante acquise auprès du légendaire Henri Jayer lors du mythique millésime 1989, ainsi que d'un passage au Domaine Drouhin dans l'Oregon.
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Le Domaine François Cotat est l'un des noms les plus mythiques de Sancerre, ancré dans le village de Chavignol où la famille Cotat cultive la vigne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dès les années 1940, les frères Francis et Paul Cotat posent les fondations du domaine et commencent à commercialiser leur vin sous leur propre nom, une démarche rare à l'époque. Dans les années 1990, le domaine familial se scinde entre les deux branches de la famille : François, fils de Paul, hérite du domaine de Chavignol en 1998, tandis que son cousin Pascal, fils de Francis, poursuit sa propre voie depuis Sancerre.
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Le Domaine Garon est une propriété familiale d'Ampuis, au cœur de l'appellation Côte-Rôtie, dans la vallée du Rhône septentrionale. La famille Garon compte parmi les plus anciennes lignées vigneronnes de la région : ses origines remontent à 1475, avec Jean Garon, premier vigneron connu de la famille. Pendant des siècles, les Garon vendent leurs raisins aux négociants locaux, notamment à la maison Guigal. Le tournant moderne du domaine intervient dans les années 1980, lorsque Jean-François Garon et son épouse Carmen décident de replanter les coteaux escarpés de Côte-Rôtie, alors laissés en friche depuis près d'un siècle.
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Le Domaine Georges Roumier est l'un des domaines les plus recherchés au monde, fondé en 1924 à Chambolle-Musigny, en Côte de Nuits, lorsque Georges Roumier épouse Geneviève Quanquin, dont la famille possédait déjà des parcelles de vignes dans la région. Georges agrandit rapidement l'exploitation en acquérant de nouvelles parcelles à Bonnes-Mares et au Clos de Vougeot, puis fait l'acquisition en 1953 d'un clos entier à Morey-Saint-Denis, le Clos de la Bussière. À sa mort en 1965, son fils Jean-Marie Roumier reprend le domaine et poursuit son développement, notamment vers Corton-Charlemagne et Musigny.
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Le Domaine Guiberteau est une propriété familiale de Saint-Just-sur-Dive, près de Saumur, dont l'histoire débute au début du XXe siècle avec Clément Menguin, arrière-grand-père de l'actuel vigneron Romain Guiberteau. Son fils Robert Guiberteau marque durablement la région en fondant la coopérative de Saumur en 1954 et en acquérant des parcelles d'exception sur la colline de Brézé, terroir historique du Chenin Blanc dans l'appellation. La passion familiale s'éteint temporairement lorsque Robert prend sa retraite dans les années 1970, avant que son petit-fils Romain, alors étudiant en droit, ne reprenne le domaine en 1996 pour se consacrer entièrement à la vigne.
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Le Domaine Hauvette est une propriété viticole des Alpilles, à Saint-Rémy-de-Provence, fondée en 1988 par Dominique Hauvette, fille de restaurateurs originaire de Savoie, qui découvre la viticulture après s'être installée dans la région. Ses premières vendanges, réalisées avec seulement 2 hectares de vignes, bénéficient des conseils avisés d'Éloi Dürrbach, du Domaine de Trévallon, et plus tard de Laurent Vaillé, de la Grange des Pères — deux figures majeures de la viticulture provençale. Au fil des décennies, Dominique Hauvette agrandit progressivement son domaine jusqu'à environ 15 à 17 hectares.
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Le Domaine Henri Gouges est une institution de la Côte de Nuits, fondée il y a près d'un siècle par Henri Gouges, qui prend possession du domaine en 1919. Maire de Nuits-Saint-Georges à l'époque où se dessinaient les classifications des appellations bourguignonnes, il s'illustre, aux côtés du Marquis d'Angerville de Volnay, dans la lutte contre la fraude viticole des années 1920, puis participe activement à la délimitation des crus bourguignons dans les années 1930. Dès 1929, le domaine fait partie des tout premiers de la région à mettre lui-même ses vins en bouteille, alors que la vente en vrac au négoce restait la norme.
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Le Domaine Hubert Lamy est une propriété familiale de Saint-Aubin, en Côte de Beaune, dont les racines remontent au milieu du XVIIe siècle, vers 1640, lorsque la famille Lamy commence à travailler la vigne dans ce village alors méconnu, à l'ombre de ses illustres voisins Meursault, Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. C'est en 1973 qu'Hubert Lamy, après avoir travaillé aux côtés de son père Jean, fonde le domaine actuel avec 8 hectares de vignes, principalement en appellations régionales. Son fils Olivier rejoint l'aventure en 1995, fort d'une formation en viticulture et vinification ainsi que d'expériences internationales, et impulse un développement considérable au domaine à partir des années 1990.
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Le Domaine Hubert Lignier est une propriété familiale de Morey-Saint-Denis dont l'histoire débute vers 1880, lorsque Jacques Lignier acquiert ses premières parcelles de vignes au cœur de la Côte de Nuits. Le domaine se transmet ensuite de père en fils, de Jules à Henri, puis à Hubert Lignier, qui prend véritablement les rênes en 1959 et instaure la mise en bouteille à la propriété dès 1973, en pleine crise économique — une décision audacieuse pour l'époque. Dans les années 1990, Romain, le plus jeune des trois enfants d'Hubert, rejoint le domaine et généralise le travail des sols, contribuant à sa notoriété croissante, avant de décéder brutalement en 2004 à seulement 34 ans. Son frère Laurent reprend alors progressivement le flambeau à partir de 2006.
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Domaine Jacques-Frédéric Mugnier
Le Domaine Jacques-Frédéric Mugnier est installé au Château de Chambolle-Musigny, propriété de la famille Mugnier depuis 1863. Fondé par Frédéric Mugnier, liquoriste dijonnais prospère, le domaine profite de la crise du phylloxéra pour acquérir progressivement des vignes à Chambolle, puis le Clos de la Maréchale à Nuits-Saint-Georges en 1902, portant l'ensemble à 24 hectares. Après plusieurs générations, faute de vigneron dans la famille, les vignes sont données en fermage à la maison Faiveley à partir de 1950. Ce n'est qu'en 1978 que les parcelles de Chambolle reviennent à la famille, vinifiées jusqu'en 1984 par un jeune régisseur nommé Bruno Clair et vendues en vrac au négoce.
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Le Domaine Jamet est une propriété emblématique de Côte-Rôtie, fondée en 1975 sur le lieu-dit « Le Vallin », dans la vallée du Rhône septentrionale. L'histoire moderne du domaine débute véritablement en 1976, lorsque Jean-Paul Jamet, alors âgé de seulement 16 ans, quitte l'école pour rejoindre ses parents Joseph et Simone et réalise avec eux sa première vinification, délaissant les vergers d'abricotiers familiaux au profit de la vigne. Jean-Paul et son épouse Corinne développent ensuite le domaine avec une rigueur devenue légendaire : rendements bas, taille sévère et travail des sols à l'ancienne.
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Le Domaine Jean Foillard est l'un des noms les plus emblématiques du renouveau qualitatif du Beaujolais, installé à Villié-Morgon. Petit-fils de vigneron et de tonnelier, fils de vigneron lui-même, Jean Foillard reprend le domaine familial de 8 hectares en 1980-1981 et réalise cette même année sa première vinification aux côtés de son père. Rapidement séduit par le travail de son voisin Marcel Lapierre, disciple du chimiste et vigneron Jules Chauvet, Jean Foillard rejoint dès 1985 le cercle fondateur des vins « nature », aux côtés de Marcel Lapierre, Jean-Paul Thévenet et Guy Breton — un quatuor devenu célèbre sous le nom de « Gang of Four », qui a durablement renouvelé l'image du Beaujolais à travers le monde.
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Le Domaine Jean-Louis Chave est l'une des plus anciennes dynasties viticoles de France, dont l'histoire débute en 1481 lorsque Charles Chave reçoit une parcelle de vignes au coteau de Bachasson, en Saint-Joseph, en récompense de services rendus à un seigneur local. Pendant la crise du phylloxéra au XIXe siècle, la famille s'installe à Mauves, où se trouvent toujours les caves du domaine, et diversifie temporairement ses activités vers l'arboriculture. C'est en 1865 que la famille acquiert ses premières parcelles sur la colline de l'Hermitage, posant les fondations du domaine actuel. Jean-Louis Chave, seizième génération de la famille, succède à son père Gérard en 1992, après un diplôme d'œnologie obtenu à UC Davis.
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Domaine Jean-Paul et Benoît Droin
Le Domaine Jean-Paul et Benoît Droin est l'un des plus anciens domaines de Chablis, la famille Droin étant implantée dans la région depuis le début du XVIIe siècle, vers 1620. En 1923, Louis Droin, arrière-grand-père de l'actuel propriétaire, devient président de l'Union des Propriétaires Vignerons de Chablis, institution qui deviendra plus tard le Syndicat de Défense de l'Appellation Chablis, témoignant de l'engagement historique de la famille dans la préservation de l'authenticité de son vignoble. Jean-Paul Droin commence à travailler au domaine dès 1965, à seulement 14 ans, et en prend véritablement la direction en 1983, poursuivant la replantation du vignoble familial entreprise par son père Paul à partir de 1973.
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Le Domaine JMB Sorrel est une propriété familiale confidentielle de la colline de l'Hermitage, fondée en 1893 lorsque Félix Alexandre Sorrel achète ses premières vignes, notamment sur le célèbre lieu-dit Les Bessards. En 1945, le domaine est légué à son fils Henri, qui perpétue le savoir-faire ancestral, avant qu'en 1985 trois frères, Jacques, Jean-Michel et Bruno Sorrel — dont les initiales donnent leur nom au domaine, JMB — n'héritent à leur tour d'un vignoble d'à peine plus d'un hectare, aux vignes âgées en moyenne de 50 ans.
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Le Domaine Pascal Jolivet trouve ses origines en 1926, lorsque la famille Jolivet entre dans le monde du vin en créant la société de négoce Jolivet et Fils, après que Louis puis Lucien Jolivet ont occupé le poste de chef de cave au Château de Tracy, propriété historique de Pouilly-Fumé. Jacques Jolivet, fils de Lucien, poursuit cette activité de négoce, avant de racheter en 1982-1983 une petite société, « Les Grands Vins du Val de Loire », qu'il confie à son fils aîné Pascal, alors âgé de 25 ans. En 1987, Pascal Jolivet crée sa propre marque et s'installe à Sancerre, où il réalise son premier millésime en 1991.
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Le Domaine Luc Tabordet est une propriété du vignoble de Reuilly, dans le Centre-Loire, fondée en 2011 par Luc Tabordet, fils de vigneron sancerrois. Avant de créer son propre domaine, Luc Tabordet occupe de 2004 à 2011 le poste de maître de chai au Domaine Mardon, à Quincy, aux côtés d'Hélène Mardon, où il perfectionne son savoir-faire sur le Sauvignon Blanc, cépage phare de la région. En 2011, animé par l'envie de porter son propre projet, il s'installe sur l'appellation voisine de Reuilly, en reprenant notamment des vignes du Domaine Mardon, complétées par de nouvelles acquisitions.
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Le Domaine Pierre Boisson est issu de la longue histoire viticole de la famille Boisson à Meursault, vigneronne depuis plus de deux siècles. Le domaine familial, connu jusqu'en 2017 sous le nom de Boisson-Vadot, associait le patronyme de Bernard Boisson à celui de son épouse, issue de la famille Vadot. En 2017, Bernard Boisson prend sa retraite et transmet officiellement le domaine à ses deux enfants, Pierre et Anne, qui produisent désormais leurs vins sous leurs propres étiquettes respectives, tout en continuant de collaborer étroitement.
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Le Domaine Pierre Gonon est une propriété familiale installée à Mauves, en Ardèche, au cœur de l'appellation Saint-Joseph, dans la vallée du Rhône septentrionale. L'histoire du domaine remonte au début du XXe siècle, lorsque la famille Gonon cultive quelques parcelles de vigne au sein d'une exploitation de polyculture. Le vignoble périclite ensuite, avant d'être ressuscité dans les années 1950 par Pierre Gonon, alors âgé de 15 ans, qui replante patiemment les coteaux délaissés. En 1989, ses fils Jean et Pierre reprennent le flambeau et font aujourd'hui du Domaine Pierre Gonon l'une des références incontournables de l'appellation, sur près de 11 hectares de vignes certifiées en agriculture biologique depuis 2010.
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Le Domaine Raveneau, souvent considéré comme le domaine le plus sublime de Chablis, est né en 1948 de l'union de deux illustres familles chablisiennes : François Raveneau épouse Andrée Dauvissat et fonde le domaine en combinant les vignes qu'il a acquises avec celles de la famille de son épouse. François Raveneau est le premier de sa famille à mettre lui-même ses vins en bouteille, alors que son père Louis avait auparavant vendu ses parcelles dans les années 1950. Profitant de la baisse des prix des terres consécutive à la Seconde Guerre mondiale et au phylloxéra, François agrandit considérablement le domaine dans les années 1960 et 1970, acquérant d'importantes parcelles de grands crus.
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Le Domaine Rossignol-Trapet est né en 1990 de la division du célèbre Domaine Trapet, l'un des piliers historiques de Gevrey-Chambertin, entre les deux branches de la famille : d'un côté le Domaine Jean et Jean-Louis Trapet, de l'autre le Domaine Rossignol-Trapet, hérité par Jacques Rossignol et son épouse Mado Trapet. Les deux familles réunies ont des racines viticoles anciennes : les Rossignol sont présents à Volnay depuis le XVIe siècle, tandis que les Trapet sont installés à Gevrey-Chambertin depuis le XVIIIe siècle. En 1990, les frères Nicolas et David Rossignol reprennent la direction du domaine familial des mains de leurs parents.
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Le Domaine S et JP Agisson est un jeune domaine du Centre-Loire, fondé en 2017 par Jean-Philippe Agisson, vigneron au parcours particulièrement reconnu dans la région. Après dix à douze ans passés comme chef de cave au Domaine de la Moussière, propriété emblématique d'Alphonse Mellot à Sancerre, Jean-Philippe Agisson rejoint en 2018 l'équipe du légendaire Domaine Didier Dagueneau à Pouilly-sur-Loire, aux côtés de Louis-Benjamin Dagueneau, où il occupe aujourd'hui le poste de responsable de cave. C'est en parallèle de cette activité qu'il développe son propre projet, avec son épouse Stéphanie.
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Le Domaine Vincent Dauvissat, également connu sous le nom de Domaine René et Vincent Dauvissat, est l'un des noms les plus célèbres de Chablis. Son histoire débute en 1931, lorsque Robert Dauvissat, grand-père de l'actuel vigneron, décide de mettre lui-même ses vins en bouteille — une pratique alors novatrice dans la région, où la vente en vrac au négoce restait la norme. Son fils René poursuit son œuvre, avant que Vincent, qui rejoint son père à la fin des années 1970, ne prenne officiellement les rênes du domaine en 1989. Depuis 2013, les enfants de Vincent, Ghislain et Étiennette, perpétuent à leur tour cet héritage familial, assurant la continuité du domaine sur quatre générations.
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Le Domaine Yannick Amirault est une propriété familiale de la vallée de la Loire fondée en 1977, lorsque Yannick Amirault reprend 3,4 hectares de vignes de son grand-père Eugène Amirault, qui élaborait déjà le cru des Malgagnes en 1947. Précurseur d'une viticulture respectueuse en Bourgueil, Yannick renonce dès les années 1970 aux désherbants et privilégie l'enherbement naturel entre les rangs, à une époque où ces pratiques étaient encore marginales dans la région. Son fils Benoît Amirault le rejoint en 2003 et poursuit avec lui cette exigence, jusqu'à l'obtention de la certification en agriculture biologique en 2009.
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Le Clos du Caillou est un domaine viticole situé à Courthézon, dans le Vaucluse, dont l'histoire singulière débute en 1895 comme simple réserve de chasse. L'ingénieur Elie Dussaud, chargé de construire un réservoir pour alimenter en eau la ville de Courthézon, tombe amoureux du lieu et fait creuser des galeries souterraines pour y entreposer son vin, galeries toujours utilisées aujourd'hui pour l'élevage des cuvées du domaine. En 1936, lors de la délimitation officielle de l'appellation Châteauneuf-du-Pape, les chasseurs du Clos du Caillou refusent l'entrée du domaine aux géomètres chargés du relevé, si bien que ce terroir pourtant comparable reste enclavé hors de l'appellation, aujourd'hui classé en Côtes-du-Rhône.
